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La vision de PGA est de contribuer à la création d'un ordre international fondé sur le respect des règles pour un monde plus équitable, sûr, durable et démocratique.

La Bolivie et le Statut de Rome

Le 10 décembre 2008, le président de la Bolivie a promulgué le décret suprême n° 29851, établissant le Plan d’action national relatif aux droits humains pour la période 2009-2013, intitulé « Bolivia Digna Para Vivir Bien ». Ce dernier contenait des éléments pertinents sur la mise en œuvre du Statut de Rome dans la législation nationale, puisque l’un de ses objectifs était de soutenir l’adoption du projet de loi pour la mise en œuvre du Statut de Rome, alors en discussion dans l’organe législatif.

À la suite de la réforme constitutionnelle de 2009, l’article 257 dispose que les traités internationaux, une fois ratifiés, sont intégrés au système juridique national et revêtent le statut de loi. Pourtant, la Bolivie n’avait pas de législation mettant en œuvre le Statut de Rome. L’État a ainsi incorporé dans sa législation interne des mécanismes de soutien et de coordination avec les institutions gouvernementales, qui gèrent les questions relatives au Statut de Rome. La loi organique n° 260 du bureau du procureur général du 12 juillet 2012, dispose que l’une des fonctions de ce dernier est d’assurer la coopération internationale judiciaire, administrative ou en matière d’enquête, telle que prévue dans les lois, conventions et traités internationaux en vigueur.

Des progrès significatifs ont été réalisés dans la mise en œuvre du Statut de Rome ; cependant, il reste encore du chemin à parcourir. Dans les réponses apportées au Plan d’action (disponible en anglais), la Bolivie a indiqué au secrétariat de l’Assemblée des États Parties sa volonté de continuer à travailler sur la mise en œuvre du Statut de Rome pour respecter ses engagements internationaux.

En juin 2012, Evo Morales Ayma, alors président de la Bolivie, a visité la Cour pénale internationale. Le président alors en fonction de la CPI a informé le président Morales des développements récents à la Cour et a remercié le président de la Bolivie pour son engagement personnel et son intérêt pour la CPI. Le président Morales a expliqué les progrès démocratiques en cours dans le cadre de la transition démocratique mise en œuvre depuis 2006, avec une refonte profonde du système politique, de la démocratie représentative et des droits humains. Le président Morales a demandé une assistance technique pour préparer les réformes du système judiciaire et a invité le président et le procureur de la CPI à visiter la Bolivie.

La même année, le ministère de la Justice a mis en place une commission ad hoc chargée de rédiger un nouveau Code de procédure pénale, comprenant des dispositions de complémentarité et de coopération. En outre, le ministère de la Justice a également travaillé à la rédaction d’une législation mettant en œuvre les provisions relatives au Statut de Rome de la CPI et tenant compte de la proposition de 2006 préparée par le bureau du Défenseur des droits humains. La législation bolivienne comprend actuellement quelques dispositions générales sur la coopération judiciaire internationale.

En 2004, le député Raúl Araóz Velasco (président de la Commission sur la Justice) et le député Paulo Bravo Alencar (président de la Commission sur les droits humains) de la Chambre des députés de la Bolivie se sont fermement opposés à la ratification d’un accord d’immunité bilatéral avec les États-Unis, dissuadant le gouvernement bolivien de soumettre l’accord à la Chambre pour ratification, ce qui aurait altéré les obligations de la Bolivie en vertu du Statut de Rome.

Signature, Ratification/accession du Statut de Rome de la CPI
Date de la signature : 17 juillet 1998
Date de ratification : 27 juin 2002
Amendments au Statut de Rome
Ratification de l’amendement de Kampala à l’article 8 du Statut de Rome sur les crimes de guerre [utilisation de poison et de balles qui s’épanouissent et s’aplatissent en temps de CANI] (2010) : Non.
Ratification de l’amendement de Kampala sur les crimes d’agression reflété à l’article 8 bis du Statut de Rome (2010) : Oui, ratifiés le 20 décembre 2000.
Ratification of the Amendment to Article 124 of the Rome Statute (2015): Non.
Ratification de l’amendement à l’article 8 du Statut de Rome sur les crimes de guerre [armes biologiques] (2017) : Non.
Ratification de l’amendement à l’article 8 du Statut de Rome sur les crimes de guerre [armes à laser aveuglant] (2017) : Non.
Ratification de l’amendement à l’article 8 du Statut de Rome sur les crimes de guerre [fragments indétectables] (2017) : Non.
Ratification de l’amendement à l’article 8 du Statut de Rome sur les crimes de guerre [fait d’affamer délibérément des civils en temps de CANI] (2019) : Non.
Adoption de mesures législatives afin de mettre en œuvre le Statut de Rome de la CPI :

Avec l’approbation de la loi n° 1768 du 10 mars 1997, la Bolivie a inscrit la définition du crime de génocide dans sa législation nationale, à l’article 138 du Code pénal. Cependant, l’État n’a pas pleinement mis en œuvre les principes fondamentaux et n’a pas intégré les définitions complètes des quatre crimes principaux du Statut de Rome.

La Constitution de la Bolivie reconnaît l’imprescriptibilité du crime de génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. En outre, le titre VI du Code de procédure pénale prévoit une coopération judiciaire et administrative internationale en matière juridique.

Accords de coopération
Ratification de l’Accord sur les privilèges et immunités de la Cour (APIC) : Oui, ratifié le 20 janvier 2006.
Signature d’un Accord avec la CPI sur l’exécution des peines : Non.
Signature d’un Accord sur la mise en liberté et la mise en liberté provisoire : Non.
Signature d’un Accord d’immunité bilatéral avec les États-Unis : Non.

Statut du système du Statut de Rome (en Février 2024) :

 
États ayant ratifié le Statut de Rome [124]
 
États ayant signé le Statut de Rome mais ne l’ayant pas encore ratifié [30]
 
États ayant décidé de se retirer du Statut de Rome [2]
 
États n’ayant ni signé ni ratifié le Statut de Rome
 


124 pays sont États Parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Parmi eux, 33 sont membres du groupe des États d'Afrique, 19 sont des États d’Asie et du Pacifique, 19 sont des États d'Europe Orientale 28 sont des États d'Amerique Latine et des Caraïbes, et 25 sont dans le groupe États d'Europe occidentale et autres États.

Travail de PGA dans ce pays :

Photo des locaux permanents de la Cour pénale internationale : UN Photo/Rick Bajornas

PGA souhaite rappeler l'importance de tous.tes rester uni.es pour soutenir la justice, les droits des victimes et la prévention des crimes menaçcant la paix, la sécurité et le bien-être mondial.

Les 16 et 17 novembre 2018, la 10ème Assemblée consultative des parlementaires sur la Cour pénale internationale et l’Etat de droit (CAP-ICC) et le 40ème Forum annuel de l’Action mondiale des parlementaires (PGA) étaient organisés à Kyiv.

Les 16 et 17 novembre 2018, la 10ème Assemblée consultative des parlementaires sur la Cour pénale internationale et l’Etat de droit (CAP-ICC) et le 40ème Forum annuel de l’Action mondiale des parlementaires (PGA) étaient organisés à Kyiv.

Sen. Carlos Pablo Klinsky Fernández, Member of PGA from Bolivia

On 27 October 2016, Sen. Carlos Pablo Klinsky Fernández, Member of PGA from Bolivia, informed our Secretariat that he has introduced a Communication before the International Policy Commission

Ce séminaire visait à fournir un espace dans lequel les législateurs et les autres acteurs pertinents pourraient partager les progrès accomplis relatifs à la pleine mise en œuvre des principes et crimes contenus dans le Statut de Rome.

Les 28-29 septembre 2016, dans le cadre sa Campagne pour l’Efficacité et l’Universalité du Statut de Rome, l’Action Mondiale des Parlementaires (PGA) a organisé un séminaire parlementaire.

Photo courtesy of Chamber of Deputies, Uruguay

Séminaire Parlementaire et un Atelier Technique dans le cadre de la Campagne CPI de PGA pour l’Universalité et l’Efficacité du Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale, avec la collaboration du Comité International de la Croix Rouge, à Montevideo.

The public hearings of the ’Operation Condor’ Trial took place in the Aula Bunker of the High Court of Rome’s Penal Tribunal in Rebibbia.

Le 9 et 10 juillet 2015, le Secrétaire Général de l’Action mondiale des parlementaires (PGA), Dr. David Donat-Cattin, a assisté aux audiences publiques du procès de l’ « Opération Condor » dans le bunker Aula de la Haute Cour du Tribunal pénal de Rome à R

Parliamentarians from Latin America at the Chamber of Representatives of Uruguay in Montevideo, PGA Parliamentary Seminar and technical Workshop

The intense activities and discussions brought together over 25 Parliamentarians from 12 different Latin American States.

The discussions brought together over 20 Parliamentarians from 10 different Latin American States, such as Argentina, Bolivia, Colombia, Costa Rica, Dominican Republic, Ecuador, México, Paraguay, Peru and Uruguay.

In September 2013, PGA organized a Parliamentary Seminar and a technical Roundtable in the framework of a Sub-Regional Working Group on Challenges for the Effectiveness of the Rome Statute system in the Americas.

Publication

Guide parlementaire sur la Cour pénale internationale
Guide parlementaire sur la Cour pénale internationale

Guide parlementaire sur la Cour pénale internationale

It is imperative that the Rome Statute be ratified universally for the successful functioning of the Court. Parliamentarians should ensure that the ICC is truly universal.

Description

Créée par le Statut de Rome, la Cour pénale internationale (CPI) est la première juridiction internationale permanente et indépendante capable de poursuivre et de juger les individus ayant commis les violations les plus graves du droit international pénal, du droit international humanitaire et des droits humains.

Le Statut de Rome définit les crimes relevant de la compétence de la Cour et détaille les principes généraux et procédures applicables devant la Cour. Il définit également les obligations de coopération des États parties. La ratification universelle du Statut de Rome est une condition essentielle au bon fonctionnement de la Cour. Les parlementaires devraient ainsi s’assurer que la CPI soit réellement universelle.

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Additional Details

  • Type de publication: Toolkit
  • Auteur.e.s: Parliamentarians for Global Action

Publication

Manuel Pour Les Parlementaires: Processus National De Sélection Des Candidats Aux Élections Judiciaires De La Cour Pénale Internationale (CPI)
Manuel Pour Les Parlementaires: Processus National De Sélection Des Candidats Aux Élections Judiciaires De La Cour Pénale Internationale (CPI)

Manuel Pour Les Parlementaires: Processus National De Sélection Des Candidats Aux Élections Judiciaires De La Cour Pénale Internationale (CPI)

Description

La CPI est la première et seule Cour permanente et indépendante, ayant pour mandat d’enquêter et de poursuivre les personnes responsables des crimes les plus graves, à savoir le crime de génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, et le crime d’agression. Les 18 juges internationaux, élus pour un mandat de neuf ans, jouent un rôle clé dans la lutte contre l’impunité, puisqu’en rendant une jurisprudence de qualité et faisant autorité, ils sont les garants de procès équitables.

Ainsi, la qualité des juges revêt une importance fondamentale pour la performance, l’efficience et l’efficacité de la CPI – trois éléments indispensables pour s’assurer du succès à long terme de la Cour et du système du Statut de Rome dans son ensemble. Dans ce manuel, PGA propose une liste de critères et de recommandations spécifiques à l’intention des parlementaires, afin que ces derniers encouragent leurs gouvernements respectifs à améliorer les procédures nationales de sélection des candidats aux élections judiciaires de la CPI, ainsi qu’à adopter des bonnes pratiques et des mesures exigeantes qui garantiront l’équitabilité, la transparence et la méritocratie de ce processus. L’objectif ici, est de s’assurer que seuls les candidats juges ou juristes du plus haut calibre se retrouvent sur le bulletin de vote présenté lors des élections.

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Additional Details

  • Type de publication: Handbook
  • Auteur.e.s: Parliamentarians for Global Action

Publication

Manuel de ratification et de mise en œuvre des amendements de Kampala au Statut de Rome de la CPI sur le crime d’agression
Manuel de ratification et de mise en œuvre des amendements de Kampala au Statut de Rome de la CPI sur le crime d’agression

Manuel de ratification et de mise en œuvre des amendements de Kampala au Statut de Rome de la CPI sur le crime d’agression

Description

Nous considérons comme un honneur et un privilège de vous présenter le Manuel de ratification et de mise en œuvre des amendements de Kampala au Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

Il est le fruit de nos efforts de coopération visant à aider les États à ratifier les amendements adopté à Kampala par consensus – amendements qui sont essentiels au processus de criminalisation efficace de l’emploi illicite de la force dans les affaires internationales.

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Additional Details

  • Type de publication: Handbook
  • Auteur.e.s: Permanent Mission of the Principality of Liechtenstein to the United Nations; Global Institute for the Prevention of Aggression; Liechtenstein Institute on Self-Determination at Princeton University (LISD); (Drafting Assistance by PGA)