Le Liban a aboli la peine de mort pour tous les crimes en août 2026.
Le 11 août 2026, l’Assemblée nationale libanaise a adopté la loi abolissant la peine de mort. Le projet de loi avait été présenté par l’Hon. Georges Okais, député (Liban) et membre de PGA, ainsi que d’autres parlementaires, et soumis à la Commission parlementaire des droits humains le 7 octobre 2025. Suite à son adoption par la Commission le 23 février 2026, le projet de loi a été adopté par la Commission parlementaire sur la justice et la Commission mixte les 2 et 9 juillet respectivement, avant d’être adopté en session plénière le 11 août 2026.
Cette nouvelle loi remplace la peine capitale par la réclusion à perpétuité avec travaux forcés. Bien que cette peine existe déjà dans la législation libanaise, la Commission nationale des droits de l’homme a souligné qu’elle reste incompatible avec les normes internationales relatives aux droits humains.
Le Liban observait un moratoire depuis 2004, année au cours de laquelle la dernière exécution a eu lieu. Selon Amnesty International, au moins 57 personnes se trouvaient encore dans le couloir de la mort à la fin de l’année 2025.
Bien que le Liban ait ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) en 1972, il doit encore ratifier le Deuxième protocol facultatif visant à l’abolition de la peine de mort (PIDCP-OP2)
Activités de PGA sur l’abolition de la peine de mort au Liban :
26 février – 1 mars 2019 : L’Honorable Georges Okais, membre de la Commission sur l’administration et la justice, les affaires étrangères et les droits humains, membre de PGA et ancien juge, a participé au 7e Congrès mondial contre la peine de mort, organisé par Ensemble contre la peine de mort (ECPM) à Bruxelles (Belgique).
22 juin 2017 : suite aux déclarations du ministre de l’Intérieur, Nouhad al-Mashnouq, appelant à l’utilisation effective de la peine de mort au Liban, les membres de PGA et coordonnateur·ice·s du Programme droit international et droits humains, l’Hon. Barbara Lochbihler, députée européenne (Allemagne) et l’Hon. Kula Segaran, député (Malaisie), ont envoyé une lettre à l’Hon. Ghassan Moukheiber, député (Liban) et membre de PGA, offrant leur soutien aux parlementaires libanais·es souhaitant lutter contre la réintroduction des exécutions dans leur pays.


