Revue de presse sur la justice internationale - Mai 2026
Le programme Droit International et Droits Humains prépare cette mise à jour sur la justice internationale à titre informatif uniquement. Les opinions exprimées dans les articles contenus dans cette mise à jour ne sont pas nécessairement approuvées par la PGA ou par toute personne associée à la PGA ; la PGA ou toute personne associée à la PGA ne garantit pas non plus l'exactitude du contenu de ces articles.
ÉVÈNEMENT MARQUANT
Libye
Le 19 mai 2026, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale ouvrira l'audience de confirmation des charges dans l'affaire Le Procureur c. Khaled Mohamed Ali El Hishri.
El Hishri, ancien haut responsable de la prison de Mitiga, est accusé de 17 chefs d’accusation de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis à l’encontre de ressortissants libyens, de migrants et de réfugiés entre le 1er mai 2014 et le 30 juin 2020. Il s’agit de la première affaire concernant la situation en Libye à atteindre la phase de confirmation des charges devant la CPI.
Le 6 mai 2026, le Premier ministre Pedro Sanchez a exhorté la Commission européenne à activer le statut de blocage de l'UE afin de protéger la Cour pénale internationale et les Nations unies contre les sanctions américaines.
Le 7 mai 2026, la présidence de la Cour pénale internationale a saisi l'Assemblée des États parties du non-respect par le Tadjikistan de sa demande de coopérer à l'arrestation et à la remise du président russe Vladimir Poutine.
Le 15 mai 2026, les Philippines se sont engagées à coopérer avec la CPI et à arrêter le sénateur Ronald Marapon Dela Rosa, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité.
Le 5 mai 2026, Amnesty International a publié un rapport documentant les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis de manière endémique par les Forces démocratiques alliées contre des civils dans l'est de la RDC.
Le 5 mai 2026, les talibans ont accusé le Pakistan d'avoir tué trois civils et blessé quatorze personnes lors d'une attaque transfrontalière, qualifiant cet incident de crime de guerre. L'attaque a eu lieu après un cessez-le-feu négocié par la Chine en avril, à la suite de plusieurs mois d'affrontements armés.
Le 12 mai 2026, 11 États africains ont rejoint l'initiative franco-mexicaine visant à limiter l'usage du droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies dans les cas de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, portant à 118 le nombre total d'États signataires.
Le 15 mai 2026, 34 pays européens, l'Australie, le Costa Rica et l'UE ont approuvé une résolution visant à créer un tribunal spécial chargé de poursuivre la Russie pour le crime d'agression contre l'Ukraine.
Le 5 mai 2026, la justice syrienne a inculpé Atef Najib, un ancien haut responsable de la sécurité, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité en lien avec la répression des manifestants en 2011. Il s'agit de la première poursuite judiciaire visant d'anciens responsables du régime d'Assad.
Le 6 mai 2026, la Cour d'appel de Paris a annulé le non-lieu prononcé concernant les accusations de génocide à l'encontre de l'ancienne Première dame rwandaise Agathe Habyarimana et a ordonné la reprise de l'enquête. Mme Habyarimana, qui vit en France depuis 2004, est accusée de complicité de génocide et de crimes contre l'humanité liés au génocide des Tutsis de 1994.
Le 11 mai 2026, les juges de la CPI ont rendu public un mandat d'arrêt à l'encontre du sénateur Ronald Marapon Dela Rosa pour crimes contre l'humanité, notamment des meurtres liés à au moins 32 homicides commis entre juillet 2016 et avril 2018 pendant la guerre contre la drogue menée par l'administration Duterte.